L'ancien premier ministre russe estime que la Russie et l'Occident font désormais partie du même camp, unis dans la lutte qui s'engage contre le terrorisme transnational. Il note toutefois, non sans amertume, que les attentats commis à Moscou il y a deux ans n'ont pas suscité, dans l'opinion et les médias occidentaux, la même émotion que l'attaque contre le World Trade Center et le Pentagone. Président de la Commission nationale pour le désarmement chimique, M. Kirienko insiste sur l'urgence renouvelée qu'il y a à détruire les stocks d'armes chimiques et bactériologiques accumulés par divers pays depuis des décennies. Il attend des partenaires de la Russie qu'ils tiennent leurs engagements et lui apportent l'aide financière promise en 1993, dans le cadre de la Convention d'interdiction des armes chimiques. Sur le plan intérieur, le représentant plénipotentiaire du président russe dans le District fédéral de la Volga soutient les réformes administratives et institutionnelles mises en œuvre par Vladimir Poutine afin de restaurer l'autorité de l'État fédéral. Il estime, enfin, que la refonte de la législation économique russe en cours actuellement est conforme aux valeurs et aux idéaux de la droite libérale qu'il incarne.