Politique Internationale - La Revue n°139 - PRINTEMPS -

sommaire du n° 139
NIGERIA : L'OMBRE DE BOKO HARAM
Article de Marc-Antoine PEROUSE DE MONTCLOS
Directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le développement (Paris).
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Nigeria was in the news in February when seven French nationals, including four children, were kidnapped by the Islamic sect Boko Haram. While there has been speculation that the Boko Haram group could join forces with the international jihadist movement in Mali or Somalia, what is really worrying is that the group is gaining ground in a country which is already experiencing major religious tensions and which is home to the biggest Muslim population in Africa. Furthermore, large numbers of weapons have flooded into the Sahel since the war in Libya, sparking fears of attacks against the United States' allies in the region, especially the Nigerian government of President Goodluck Jonathan. In other words, the emergence of Islamic terrorism is threatening the future of the "giant" of Africa.
Notes :
(1) Il est vrai que les Haoussa ne sont pas non plus en reste. Aujourd'hui encore, certains continuent d'utiliser un terme péjoratif, Nyamiri, pour désigner les Ibo en référence aux supplications des victimes des pogroms de 1966 qui demandaient à boire en errant sur les routes du Nord-Nigeria.
(2) Anyim Pius Anyim, un Ibo, a en l'occurrence été président du Sénat en 2000-2003, tandis que Mike Ogiadomien, un Edo, a d'abord servi le gouverneur du delta, James Ibori, puis le président Umaru Yar Adua, le premier ayant d'ailleurs financé la campagne électorale du second en 2007.
(3) Samuel Odoma, « Army-Police Clashes : A Professional Hiccup to Conflict Management in Nigeria », in Albert, Isaac Olawale, Eselebor, Willie Aziegbe & Danjibo, Nathaniel (ed.), Peace, Security and Development in Nigeria, University of Ibadan, Peace and Conflict Studies Programme, 2012, pp. 393-414.
(4) Marc-Antoine Pérouse de Montclos, Des transitions démocratiques dans l'impasse : vers un nouveau régime politique en Afrique subsaharienne?, Études de l'IFRI, 2009.
(5) Parmi ces derniers se trouvait, par exemple, Ali Sanda Umar Konduga. Surnommé « Usman Al-Zahawari », celui-ci a finalement été arrêté et a avoué qu'il travaillait pour le compte d'Ali Ndume, un sénateur de la circonscription du Borno Sud et un ancien allié d'Ali Modu Sheriff. Mohammed Yusuf, lui, a été froidement exécuté par la police en 2009.
(6) En 1991, celui-ci avait en l'occurrence condamné l'intervention de l'armée américaine et de George Bush en Irak. Il s'était alors opposé à la faction « Bush » de Jos, qui avait refusé de soutenir Saddam Hussein - un mauvais musulman et un dictateur accusé d'avoir envahi un autre pays musulman, à savoir le Koweït.
(7) Da'wah Coordination Council of Nigeria, The « Boko Haram » Tragedy : Responses to 26 of the most commonly asked questions regarding the « Boko Haram » crisis and tragedy, Minna, DCCN, 2009.
(8) Muhammad Nur Alkali, Abubakar Kawu Monguno et Ballama Shettima Mustafa, An Overview Of Islamic Actors In Northeastern Nigeria, Oxford, Nigeria Research Network Working Paper no 2, 2012, p. 31.
(9) Andrea Brigaglia, « A Contribution to the History of the Wahhabi Da'wa in West Africa: The Career and the Murder of Shaykh Ja'far Mahmoud Adam (Daura, ca. 1961/1962-Kano 2007) », Islamic Africa, vol. 3, no 1, 2012, p. 8.
(10) Olivier Roy, L'Échec de l'islam politique, Seuil, 1992.