Politique Internationale - La Revue n°103 - PRINTEMPS - 2004

sommaire du n° 103
Privatiser la paix?
Article de Philippe Chapleau
Journaliste à Ouest-France
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Notes :

(1) Le chapitre VII accorde des moyens offensifs dans le cadre de missions d'imposition de la paix. Le Conseil de sécurité confie à une " nation-cadre " la responsabilité des opérations. Les soldats déployés ne sont pas des Casques bleus ; ils interviennent sous la bannière de leur nation.
(2) " De nombreux défis pour la nouvelle force de l'ONU en Ituri ", dépêche AFP du 30 août 2003. Après plusieurs mois de calme, la situation a tendance à se détériorer : des accrochages ont lieu autour de Bunia et les forces de l'ONU ont été harcelées à plusieurs reprises par des miliciens.
(3) Ces rumeurs ont été confirmées par une tribune parue le 2 juin 2003 dans le Washington Post et signée par Doug Brooks, l'un des partisans les plus actifs des SMP.
(4) Voir le texte d'André Dumoulin, un chercheur du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité de Bruxelles : " Vers une armée permanente de l'ONU ", Grip Information, no 24, octobre 1995.
(5) Sur ce sujet, lire The Use of Force in UN Peace Operations, de Trevor Findlay, Oxford University Press, 2002.
(6) Les mauvais payeurs, États-Unis en tête, comptent pour près de la moitié des membres de l'ONU.
(7) Voir l'article de Catherine Simon, " Si tous les soldats du monde... ", Le Monde, 3 septembre 2001.
(8) Lire le chapitre " Sexe contre nourriture ", dans le livre de Jean-Loup Izambert : ONU : violations humaines, Carnot, 2003.
(9) Le rapport de l'ancien ministre algérien des Affaires étrangères, adopté en septembre 2000, contenait une cinquantaine de recommandations pour " sauver " le maintien de la paix. Un an plus tard, Michael Sheehan, du département des opérations de maintien de la paix, détaillait ces mesures dans un rapport de décembre 2001, à consulter sur www.un.org. Mais, dans les faits, rien n'a changé.
(10) Point de vue de Jean-Marie Guéhenno, le secrétaire général adjoint de l'ONU, chargé des opérations de maintien de la paix, publié le 13 décembre 2002 dans Le Monde.
(11) Quelques exemples : en 1992, l'US Institute for Peace préconisait la création d'un état-major permanent ; en 1994, des officiers américains, en formation à Harvard, ont rédigé un rapport intitulé " The Sword and the Olive Branch : Military Advices for UN Peacekeeping ". Ils préconisaient de revitaliser le Comité militaire (Military Staff Committee), d'affecter un conseiller militaire permanent au secrétaire général et de créer une division " Planification et conduite des opérations ". Un autre groupe d'officiers, toujours en formation à Harvard, s'est intéressé, lui, aux Casques bleus. Son rapport, " A Blue Helmet Combat Force ", préconisait la création d'une " standby force " de 55 000 hommes : 3 000 pour le QG, 12 000 pour le soutien, 15 000 pour une division mécanisée, 10 000 pour une division motorisée, 10 000 parachutistes et 5 000 hommes dans un groupe de cavalerie chargé de l'éclairage et de la reconnaissance. Cette force devrait être en mesure de se déployer sous 72 heures.
(12) Vital Force, de Carl Conetta et Charles Knight, Commonwealth Institute, Cambridge, Massachusetts, octobre 1995.
(13) Voir le récit de David Shearer dans World Today, septembre 2001.
(14) " An Army of One's Own ", Harpers Magazine, février 1997.
(15) L'IPOA a son site internet : www.ipoaonline.org.
(16) Le texte du colonel Slabbert " Les SMP, alternative viable aux forces de l'ONU ", est à lire sur :
www.mil.za/CSANDF/CJSupp/TrainingFormation/DefenceCollege/researchpapers2000.
(17) Pour suivre l'actualité du déminage humanitaire, on consultera l'excellent Journal of Humanitarian Demining : www.maic.jmu.edu.
(18) Voir l'article de Philippe Chapleau et François Misser, " Le retour des mercenaires ", Politique Internationale, n° 94, hiver 2001-2002, ainsi que leur ouvrage Mercenaires SA, Desclée de Brouwer, 1998.
(19) Lire le rapport britannique de février 2002 : " Green Paper on Private Military Companies : options for regulation ", The Stationery Office, Londres, 2002.
(20) Sur ce sujet, on lira trois articles du quotidien Ouest-France : le reportage de Georges Malbrunot : " Irak : les Américains privatisent la sécurité ", 25-26 octobre 2003 ; l'analyse de Philippe Chapleau sur " Le boom de la sécurité privée en Irak ", 3 novembre 2003 ; et l'interview d'un mercenaire français de retour d'Irak où il avait effectué un contrat de trois mois pour une SMP britannique : " Le contrat irakien de l'ex-commando de marine ", 14 novembre 2003.
(21) Koenraad van Brabant, Operational Security Management in Violent Environments, Odi Press, Londres, 2000.
(22) Dont Damian Lilly, de l'ONG londonienne International Alert, qui enterre un peu vite les entreprises commerciales : " Bien qu'elles aient remporté certains succès sur le terrain, les sociétés militaires privées sont sur le déclin depuis la fin des années 1990 et leurs chances de prendre part à de nouvelles missions de maintien de la paix de façon plus importante semblent compromises (...). En juin 1998, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a déclaré qu'il avait envisagé d'engager une société privée pour séparer les combattants des réfugiés dans les camps de réfugiés du Rwanda, mais il ne pensait pas que le monde était prêt à privatiser la paix. Il est peu probable que l'ONU ou d'autres organisations multilatérales s'éloignent de cette position dans un avenir proche ", in Disarmament Forum, n° 3, 2000.
(23) Thèse défendue lors d'un colloque - tenu à Pretoria, en février 2002 - sur le rôle des sociétés militaires privées en Afrique : " Private Military Companies and Peace Operations in Africa. "
(24) À consulter sur le site de Sandline : www.sandline.com.
(25) " Les activités mercenaires et le droit ", à consulter sur le site de la Fondation pour la recherche stratégique : www.frstrategie.org.